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La semaine des Ardennes 1° décembre 2016

Article en page d'accueil de la Semaine des Ardennes

Télécharger le Matot Braine N° 7672 semaine du 12 au 18 septembre 2016 page 32 

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Le portrait de la semaine

Philippe Linglet. Diplômé des Beaux-Arts, il est devenu créateur de mode presque par hasard. Puis la passion et l’envie de vivre loin du stress l’amènent à s’installer dans un hameau ardennais, un retour aux sources.

Le made In France en toile de fond

Philippe Linglet en perpétuelle créationÀ Wignicourt, dans les Ardennes, se niche une activité peu commune dans cette ruralité. Artisan créateur, Philippe Linglet y a installé son atelier de fabrication de mode pour « p’tits loupiots » comme il appelle les enfants de 3 à 5 ans pour lesquels et apporte son style. Ainsi, l’entreprise, Augustine Métro, s’attache à créer un style pour les plus petits. Il propose également une gamme de vêtements pour adultes, mais elle est beaucoup moins importante.

Pourtant, au départ, il ne se prédestine pas vraiment pour un métier de styliste et à la mode. L’aventure s’est écrite au hasard. « Avec d’autres étudiants au Beaux- Arts de Reims, j’ai crée une association dans laquelle participait une fille nommée Augustin et avec qui nous allions souvent à Paris. L’association a donc pris le nom d’Augustine Métro. L’idée était de mettre en scène nos créations dans des lieux inhabituels ». Mais c’est surtout pendant ses études que le créateur de mode prend naissance, grâce à la photographie. « Je préparais un diplôme en photo-vidéo dont le sujet est « le vêtement comme une seconde peau ». Cela m’a amené à faire des recherches sur les matières qui n’ont pas vocation à nous habiller comme le sac poubelle ou la toile de jute. Puis une personne nous a demandé de faire la première partie de ses défilés. C’était l’époque des performances, des manifestations dans des lieux inhabituels comme les trains, les gares, les hôpitaux et la rue. Des actions comme poinçonner les billets des voyageurs au rouge à lèvre par des mannequins, défiler dans les trains ou dans la gare de Reims notamment », se souvient-il.

Voyages en Afrique

Cela lui permet d’être remarqué. Un an après la naissance de l’association, il crée des vêtements pour l’expédition Bernard Germain en Afrique du Sud pour l’émission Les carnets de l’aventure diffusée sur France 2 : « Les vêtements devaient se confondre dans le paysage. J’ai créé la fabrication et la production dans les ateliers Simon à Reims. Le film, les Phasmes, a remporté plusieurs prix dans des festivals de films d’aventure ».

C’est une période pendant laquelle il s’interroge sur son avenir et surtout la problématique de l’implantation de sa future société. Il hésite entre Paris et les Ardennes dont il est originaire. C’est encore une opportunité qui oriente sa décision : « Il y avait une maison qui avait appartenu à quelqu’un de la famille à Wignicourt. J’ai acheté la demeure et je me suis installé ».

Des créations pointues pour la région

Il privilégie ainsi la qualité de vie mais il se rend compte rapidement que pour les affaires, c’est plus compliqué. « J’ai commencé la fabrication de vêtements pour adultes. J’avais remporté un prix de créateur d’entreprise décerné par le Conseil général, mais c’était difficile au début. Pourtant, je ne regrette pas de m’être lancé dans les Ardennes, à une 1h30 de Bruxelles et 2h de Paris. Et si les créations étaient un peu pointues pour la région, les mamans m’ont demandé de faire des choses pour leurs enfants. Je me suis alors spécialisé dans la création pour les petits âgés de trois mois à cinq ans ».

Il met en dépôt de vêtements dans des boutiques mais quelques impayés l’obligent à changer sa stratégie commerciale. « Je décide de vendre moi-même, de participer à des salons de métiers d’art en sélectionnant bien. Je n’expose que si ce sont de vrais professionnels ». Il n’est pas prétentieux, bien au contraire, mais il refuse d’être présent n’importe où. « C’est comme si mes vêtements se retrouvaient en grande surface à côté de produits Made in China ».

« L’institut Régional de Coopération Développement de la région Alsace m’a contacté pour une expérience au Togo. J’étais chargé de mission pour monter une collection à base de tissus artisanaux afin de former des couturiers et de pérenniser le tissage artisanal pour deux communes de tisserands. Puis je suis intervenu au salon international de l’artisanat africain de Ouagadougou durant une semaine ». Il forme lors des mannequins, met en place un stand commercial et le suivi du relationnel avec les clients. Depuis ce temps, je participe à diverses manifestations commerciales, associatives, culturelles. « Je participe à de nombreux salons mais j’organise aussi des visites de l’atelier. J’y ai d’ailleurs quelques clients fidèles et réguliers », souritil. « Et je réalise beaucoup de ventes avec la boutique en ligne sur internet ». 

Sa force, outre l’originalité de la collection proposée aux enfants est de réaliser des séries limitées. « En moyenne, une dizaine de pièces identiques ». Alors il décline des créations avec bonheur. « C’est aussi le choix des tissus. Pour cela, je travaille avec l’Angleterre, les Pays-Bas ou l’Allemagne où je trouve des tissus introuvables en France et avec des prix qui me permettent de fabriquer dans de bonnes conditions ». 

L’objectif d’Augustine Métro pour cette année est d’être présent au salon du Made in France à Paris en novembre. « Cela a un coût important pour la société, mais il faut croire à des retombées rapides ».

Denis Barbier

  • 1964
    Naissance le 23 septembre à Boulogne-Billancourt.

  • 1985
    Prépare un diplôme aux Beaux-Arts de Reims.

  • 1988
    Création d’Augustine Métro.

  • 1993
    Intervention au salon international de l’artisanat africain à Ouagadougou.

  • 2016
    Première participation au salon Made in France à Paris en novembre.

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Foire de Châlons en Champagne / Un Ardennais au top sur le Net

Publié le mardi 30 août 2011 à 11H00 -

Philippe, ici avec l'une de ses multiples créations pour enfants. Du beau boulot que l'on ne trouve nulle part ailleurs.

Depuis plusieurs années, Philippe Linglet, de Wignicourt (Ardennes) dessine et conçoit des vêtements pour enfants qu'il commercialise ensuite sur le Net. Succès story…

Diplômé des Beaux-arts, Philippe aurait pu faire des tableaux. Des sculptures. Des créations plastiques. Nenni. Tout de suite, il a été branché par les nippes et a commencé à créer des vêtements au sein d'une association rémoise, c'était purement « expérimental et pour adultes », estime cet artisan, véritable artiste au sens noble du terme, qui a recentré son énergie et son esprit créatif sur la mode enfants, ou plus exactement la création de vêtements pour les gamins de 3 mois à 5 ans, via des productions portables mais surtout rigolotes. Couleurs, coupe, feeling, design : Philippe Linglet est aujourd'hui devenu un expert s'infligeant trois impératifs dans ses créations : « que les gens qui croisent les enfants habillés par mes tenues aient la banane, que les gamins soient à l'aise et que mes vêtements soient pratiques pour les mères de famille ». Sorte de triptyque. Depuis 20 ans donc, en pleine campagne, dans les Ardennes, le Roi Philippe dessine, imagine et conçoit des tenues dont il fait prendre forme sur des patrons, en sélectionnant des tissus de qualité.

Produits quasi uniques

« À chaque fois, un maximum d'une dizaine de vêtements est confectionné à partir de tissus et de matières choisies, les collections évoluent donc en permanence, je réalise presque des pièces uniques ». Dans sa ferme de 1830 à Wignicourt, la matière première venue de Bruxelles ou de Hollande va vite prendre forme grâce à l'imagination de cet artiste qui habille les gamins en vêtements Augustine Métro, la marque a été déposée. Une boutique en ligne sur Internet, un atelier ouvert chaque samedi au public, nous sommes en pleine campagne et les poules vous accueillent… Dans cette belle aventure débutée de manière associative, Philippe reste aujourd'hui le seul à avoir continué et persisté. Il commercialise aujourd'hui des productions quasi uniques, propose de la vente directe à des prix attractifs la pièce. De bien belles réalisations créées au fin fond des Ardennes version manteaux, robes et ensembles. Bravo !

David ZANGA

http://www.lunion.presse.fr/article/marne/foire-de-chalons-un-ardennais-au-top-sur-le-net