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Quand la mode prend ses quartiers à la campagne

WIGNICOURT

Depuis 1988, Philippe Linglet conçoit ses vêtements Augustine Métro à la campagne. 

Philippe Linglet a su faire de la localisation de son atelier une force, et une marque de fabrique. 

Augustine Métro, c'est une marque née à la fin du cursus de formation de l'actuel patron, Philippe Linglet. Au départ, il s'agissait d'une association qui re-groupait plusieurs créateurs (mo-diste, fabricant de bijoux, de vête-ments). Puis, les uns et les autres lui ont laissé en 1988 la possibilité de déposer la marque pour qu'il pour-suive son aventure dans le stylisme. Fallait-il être fou ou passionné pour installer son activité ainsi à Wigni-court en 1988 ? Il fallait en tout cas beaucoup d'énergie et de confiance en soi. À l'époque, deux options se présentaient au créateur : rejoindre Paris, faire face à de nombreux autres créateurs qui souhaitent se faire une place, trouver un logement et un local à un prix exorbitant ou... s'installer à Wignicourt. Il a préféré acheter une maison de famille, qui lui rappelle de nom-breux souvenirs d'enfance, profiter de contacts noués dans le cadre de sa formation et d'une situation qu'il considère idéale, à 2 heures de Paris et à 1 h 30 de Bruxelles tout en béné-ficiant de la qualité de vie à la cam-pagne. Augustine Métro y propose ainsi ses vêtements aux enfants de 3 mois à  5 ans mais aussi une petite collec-tion pour adultes. 

le privilégie, quand c'est possible, les produits faits en France et 95 des matières premières viennent d'Europe" Philippe Linglet Alors que les marques multiplient les produits, ici, les séries comptent entre 12 et 20 produits maximum. Les tissus sont choisis en fonction de leurs caractéristiques techniques mais aussi de la qualité des impri-més et des couleurs. On est bien loin du prêt-à-porter classique. «Je privi-légie, quand c'est possible, les produits fabriqués en France et 95 des ma-tières premières viennent d'Europe ». 

Quand Philippe Linglet réalise un vê-tement, il s'efforce de respecter trois points essentiels : le confort, le sou-rire de l'enfant qui le porte pour la première fois et l'aspect pratique, solide et durable qui réjouit les pa-rents. Si ses vêtements devaient être décrits en quelques mots, on les qua-lifierait de rigolos, colorés, pratiques et atypiques. Coté commercialisation après quelques échecs, il s'en tient à un mode de diffusion lié à la proximité. Ses vêtements sont à trouver dans les différents salons auxquels il par-ticipe à Strasbourg, Tours, Dijon ou Lille. Les produits sont également disponibles directement à Wigni-court ou sur le site internet. La mode selon Philippe Linglet ? «Il ne faut pas la suivre. Il faut juste se faire plai-sir ». ■ De notre correspondant BRUNO LECONTE Contact : http://augustine-metro.fr 

UN ENGAGEMENT ÉCOLOGIQUE ET MADE IN FRANCE

D'un point vu écologique, les grands noms de la mode sont depuis quelques temps montrés du doigt. Chez Augustine Metro, ce point a toujours été une préoccupation. Il tient à faire appel à des fournisseurs proches et à réaliser de petites série. Ainsi, il n'y pratiquement pas d'invendus et Philippe s'efforce de trouver une utilisation à chaque chute de tissus. Il est aussi très fier d'afficher le made in France sur ses produits, allant même jusqu'à modifier ses étiquettes pour préciser que les vêtements sont fabriqués dans les Ardennes. 

L'Adennais L'Union aticle Philippe LINGLET page 8 du 14 nov 2019