Augustine Métro Philippe Linglet, styliste créateur 3 rue du moulin à  Wignicourt 08270 Ardennes

C’est  en 1985 qu’avec  d’autres étudiants aux Beaux-arts de Reims que je crée l’association Augustine Métro pour et mettre en scène nos créations dans des lieux inhabituels.

En 1988, j’ouvre mon atelier à Wignicourt et fabrique des lignes pour les adultes et rapidement  je me spécialise pour les enfants de moins de cinq ans  car c’est encore l’époque de toutes les libertés. Les conventions sociales sont dépassées et les parents peuvent habiller leurs enfants avec des couleurs et des formes très libres en jouant sur la couleur, avec des formes ‘rigolotes’, simples et pratiques.

Aujourd’hui je vends ma production directement à l’atelier. 

1985. Les études

Préparant un diplôme en photo-vidéo aux Beaux-arts de Reims dont le sujet était ‘le vêtement comme seconde peau’ et  poussant l’étude assez loin an faisant des recherches sur les tissus,  j’ai été amené à créer une association avec d’autres étudiants afin de mettre en scène nos créations : bijoux, vêtements, chapeaux. Le choix du nom de l’association vient de la féminisation du nom d’un des étudiante et en y adjoignant un nom facile a retenir, universel, qui était maintes fois répété à l’époque puisqu’il s’agissait du nom d’une voiture. Nous faisions de la création pour la création.  Nos lieux de présentations étaient extraordinaires et les lieux inhabituels : gares, trains, hôpitaux, rues… C’est ainsi que nous avons organisé un défilé dans un train, en gare de Reims, les mannequins poinçonnaient les billets des voyageurs au rouge à lèvres.

1986. Les Carnets de l’Aventure

Création des vêtements pour l’expédition de Bernard Germain en Afrique du sud  pour l’émission Les carnets de l’aventure sur d’Antenne2.

Le synopsis du cinéaste étant ‘les phasmes’ j’ai dessiné les croquis de vêtements pour l’expédition en corrélation directe avec les paysages et la végétation que l’équipe allait traverser. Une première partie inspirée de la forêt équatoriale avec des formes exubérantes et une gamme de verts lumineux. La seconde, issue des conditions des neiges éternelles et des glaciers du Ruvensori. Un camaïeu de blancs et de  gris avec une touche de bleu symbolisant la cime. Un cahier des charges détaillées me demandais de que les vêtements devaient et répondre aux conditions extrêmes. J’ai ensuite géré la fabrication et la production dans les ateliers ‘Simon’ à Reims. Le film à remporté plusieurs prix dans des festivals de films d’aventure[1].

1988. Ouverture de mon atelier

A l’issue des Beaux-arts il s’est posé une question cruciale pour moi.

Devais-je partir à Paris, capitale de la création, en me retrouvant noyé dans la masse ? Ou bien devais-je exploiter  les retombées que j’avais dans la région à la suite de l’expérience associative ?

Je décidais, à contre courant, de m’installer à Wignicourt dans la maison de ma tante que je venais d’acquérir, lieux de mes vacances d’enfance, en donnant la priorité au confort et à la qualité de celle-ci.

Je commence à fabriquer des vêtements pour les adultes et les débuts sont difficiles car je suis passé par toutes les ‘galères’ de la création d’entreprise, toute la difficulté de se faire un nom et de trouver une clientèle. Mes créations pour les adultes étaient un peu trop pointues pour la région mais cependant des mamans me demandaient de faire des choses pour leurs enfants en me donnant carte blanche, et cela marchait avec régularité, c’est ainsi  que je me suis spécialisé pour la petite enfance. Ce qui est logique, car la petite enfance -3 mois à 5 ans- est encore l’époque de toutes les libertés. Les conventions sociales sont dépassées et les parents peuvent habiller leurs enfants avec des couleurs, et des formes libres, rigolotes, simples et pratiques. D’où l’idée de me concentrer sur les vêtements pour les tout petits.

1992 Création de la S.A.R.L. ’Dune Scoop’

Atelier de confection destiné à la fabrication en petites et moyennes séries de vêtements pour les marques : Paul Mausner, Infinitif, Dior Plage, Saint Laurent, Rondissimo …

Pour l’I.R.C.O.D [2]., je pars au Togo réaliser une collection

Contacté par L’I.R.C.O.D., je pars au Togo à Sokodé comme chargé de mission pour monter une collection à base de tissus artisanaux afin de former des couturiers et de pérenniser le tissage artisanal. J’ai durant  3 semaines environ, créer, collaboré et formé, une équipe de couturières et couturiers, dans le but de monter une collection de vêtements féminins mêlant coupe occidentale et tissage traditionnel, le tout avec fer a repasser à charbon de bois et machine à coudre a pédale. Cette collection était destinée aux ‘Nana Benz’ ‘femmes d’affaire de l’Afrique de l’ouest et en particulier du Togo.

1993 Toujours pour l’I.R.C.O.D.

Suite à l’expérience précédente il m’est demandé d’intervenir au Salon International de L’Artisanat Africain de Ouagadougou durant une semaine. L’objectif est de présenter la collection mise en place à Sokodé afin de la commercialiser. J’ai formé des mannequins pour présenter les modèles lors de défilés, mis en place un stand commercial et suivi le relationnel avec les futurs clients. Je suis resté en contact de nombreuses années et  depuis les événements politiques je n’ai plus de nouvelles.

Depuis  ces années là, j’ai participé à différentes manifestations commerciales, culturelles et associatives dans le but d’asseoir et de développer ma clientèle. Participation à différents salons, mises en place de visites de l’atelier avec démonstration de savoir faire en lien avec des Offices de Tourisme. Mise  place d’une vitrine sur internet puis de la boutique en ligne augustine-metro.fr.[3] Participations aux journées de l’Artisanat Artisan Art Bruxelles[4] et aux différentes manifestations locales d’artisanat d’art, du Salon de créateurs[5] de Charleville-Mézières 2011 et 2012.

Plus récemment, présence au Salon d’automne des Métiers d’Arts de Chouilly (51) en 2011 et 2012, et expo du Moulin de Givrauval (Ligny en Barrois) en 2012.

Les patrons

La coupe

La surjeteuse

La piqueuse

Pose des pressions

Le produit fini et avant le shooting pour le site interne

Quelques modèles

 Cerise

 Donatien

 Doris

Quelques articles de presse

Foire de Châlons / Un Ardennais au top sur le Net

Publié le mardi 30 août 2011 à 11H00 -

Philippe, ici avec l'une de ses multiples créations pour enfants. Du beau boulot que l'on ne trouve nulle part ailleurs.

 Depuis plusieurs années, Philippe Linglet, de Wignicourt (Ardennes) dessine et conçoit des vêtements pour enfants qu'il commercialise ensuite sur le Net. Succès story …

Diplômé des Beaux-arts, Philippe aurait pu faire des tableaux. Des sculptures. Des créations plastiques. Nenni. Tout de suite, il a été branché par les nippes et a commencé à créer des vêtements au sein d'une association rémoise, c'était purement « expérimental et pour adultes », estime cet artisan, véritable artiste au sens noble du terme, qui a recentré son énergie et son esprit créatif sur la mode enfants, ou plus exactement la création de vêtements pour les gamins de 3 mois à 5 ans, via des productions portables mais surtout rigolotes. Couleurs, coupe, feeling, design : Philippe Linglet est aujourd'hui devenu un expert s'infligeant trois impératifs dans ses créations : « que les gens qui croisent les enfants habillés par mes tenues aient la banane, que les gamins soient à l'aise et que mes vêtements soient pratiques pour les mères de famille ». Sorte de triptyque. Depuis 20 ans donc, en pleine campagne, dans les Ardennes, le Roi Philippe dessine, imagine et conçoit des tenues dont il fait prendre forme sur des patrons, en sélectionnant des tissus de qualité.

Produits quasi uniques

« À chaque fois, un maximum d'une dizaine de vêtements est confectionné à partir de tissus et de matières choisies, les collections évoluent donc en permanence, je réalise presque des pièces uniques ». Dans sa ferme de 1830 à Wignicourt, la matière première venue de Bruxelles ou de Hollande va vite prendre forme grâce à l'imagination de cet artiste qui habille les gamins en vêtements Augustine Métro, la marque a été déposée. Une boutique en ligne sur Internet, un atelier ouvert chaque samedi au public, nous sommes en pleine campagne et les poules vous accueillent… Dans cette belle aventure débutée de manière associative, Philippe reste aujourd'hui le seul à avoir continué et persisté. Il commercialise aujourd'hui des productions quasi uniques, propose de la vente directe à des prix attractifs la pièce. De bien belles réalisations créées au fin fond des Ardennes version manteaux, robes et ensembles.
Bravo !
David ZANGA

http://www.lunion.presse.fr/article/marne/foire-de-chalons-un-ardennais-au-top-sur-le-net

 

'Ici et pas ailleurs' France 3 Champagne-Ardenne Céline Lang, Daniel Samulczyk, Antoine Bergey, Nathalie Baliguet, Philippe Linglet, Franciane Baelden, Remerciements à l'équipe de tournage pour leur professionnalisme et leur gentillesse et a France 3 CA.#‎MadeInFrance #‎MadeInArdennes

https://youtu.be/8zKyhBCNVbs

12-13 journal National 14 septembre 2017 Assises du produire en France Reims Made In FRANCE Fabriqué en France

https://youtu.be/JUDbEc50ms4

https://rcf.fr/embed/2308126 Interview radio RCF   

 


[1] *1 « Les Phasmes » (durée:50mn) - reportage allégorique aux sources du Nil, sur les montagnes glaciaires de l’Afrique centrale.  - meilleure fiction et prix du meilleur documentaire TV à Antibes. Diable d'Or aux Diablerets (1987). - coproduit par Antenne 2 et diffusé en 1988.  Thème: Nature et harmonie.

[2] L'IRCOD cherche à promouvoir une culture de coopération en Alsace à travers la mobilisation des collectivités locales et des professionnels. http://www.ircod.org/presmain.aspx