Augustine Métro ...

Portrait

Philippe Linglet 



«Augustine Métro» Un styliste à la campagne.



C’est dans le hameau appelé Le Moulin tout près de Wignicourt que l’on pourrait rencontrer «Augustine Métro» si toutefois elle existait. Car à la place d’une styliste, au nom évoquant plus le métropolitain parisien que les reliefs des Crêtes Préardennaises, on se retrouve devant un personnage barbu, décontracté et à l’apparence correspondant mieux avec un habitant du lieu. Philippe Linglet a installé là son atelier de confection de vêtements en 1988 dans une belle bâtisse, ancien moulin à eau du village. C’est là que depuis plus de 30 ans, il conçoit, découpe et assemble des pièces de tissus pour en faire des vêtements, principalement pour les enfants de 3 mois à 5 ans. C’est au cours de ses études aux Beaux-Arts de Reims, qu’il se passionne pour le travail du textile, d’abord dans des matières et formes les plus extravagantes, qu’il utilise lors de surprenantes performances artistiques, courantes dans les années 80. Après l’obtention de son diplôme, Philippe décide de se lancer dans la confection de vêtements en revenant à des matières et à des réalisations plus classiques. La question se pose alors de savoir s’il part tenter sa chance sur Paris, comme beaucoup de jeunes en rêvent ou s’il reste dans les Ardennes. C’est à ce moment qu’il saisit l’opportunité de s’installer à Wignicourt. 



Une amie des beaux-arts prénommée Augustine, prêtera son prénom à l’entreprise qu’il désire créer et ses déplacements en métro lors de réguliers voyages à Paris lui donneront l’idée du nom de sa marque. Très vite les créations seront attribuées à la mystérieuse «Augustine Métro», ce qui amuse beaucoup Philippe qui entretient le mystère sur l’existence d’Augustine. La première chose qui frappe lorsque l’on entre dans l’atelier d’Augustine Métro, c’est la profusion éclatante des couleurs. Chaque vêtement déploie de riches palettes de teintes et de motifs que l’on voit rarement sur les vêtements des grandes diffusions. C’est une des caractéristiques du style de Philippe, le choix de tissus surchargés de couleurs et de motifs qui rendent les vêtements « rigolos », comme il dit et attrayants. Philippe tient à ce que ses créations provoquent immédiatement le sourire. Il taille tous les vêtements de manière ample et large, avec des formes décontractées, souvent réversibles, pour qu’ils soient le plus confortable possible. Un travail artisanal qui flirte souvent avec un travail presque pictural tant ses modèles évoquent des paysages ou des compositions picturales abstraites. Un de ses modèles de vestes préféré s’appelle «Mondrian» et il évoque bien les œuvres de ce grand artiste de l’ Abstraction géométrique. Philippe essaie d’obtenir le titre de Maître artisan d’art, ce qui lui permettrait de mieux mettre en évidence la partie créatrice de son activité et il travaille pour cela. C’est un métier de longue haleine, qui demande beaucoup d’énergie et d’investissement personnel. Des personnes comme Philippe paraissent de nos jours totalement anachroniques. Ils sont les derniers représentants des rêveurs persuadés d’apporter quelque chose d’indéfinissable au quotidien de l’ordre de petits bonheurs, comme celui d’habiller son enfant avec un manteau fabriqué de A à Z par un couturier, près de chez soi, avec toute l’attention et le soin que réclament les produits de qualité. Mais on perçoit aussi que les choses sont en train de changer et que nous sommes de plus en plus en recherche de cette relation particulière entre ceux qui produisent en privilégiant la qualité et ceux qui achètent en toute confiance, s’éloignant ainsi de plus en plus d’une consommation effrénée et aveugle.




Philippe fait connaître ses créations par le biais des foires et différents salons dans une grande partie de la France. Il y a trois ans, il était seul pour représenter les Ardennes  au Salon Made in France Paris porte de Versailles. Il distribue également ses vêtements par l’intermédiaire de son site Internet, condition essentielle pour pouvoir rester travailler dans le creux du vallon où se niche son atelier et sa maison dans le hameau du Moulin près de Wignicourt. N’hésitez à faire un petit détour par chez lui si vous êtes la région il suffit de téléphoner pour être s’assuré qu’il est là, derrière sa machine à coudre et qu’il peut alors vous recevoir comme il se doit.



Philippe LINGLET

Mode pour p’tits loupiots

Artisan créateur – Ardennes

3 rue du moulin  - 08270 Wignicourt

03.24.72.16.82. / 06.11.38.79.51.



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Curriculum-vitae de Philippe LINGLET

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Dossier de presse Augustine Métro